Après la Coupe du Monde de 2018, par exemple, la fédération a mis en garde son directeur des finances Marc Varin après qu’une employée a déposé une plainte l’accusant de comportement inapproprié à son égard lors d’une fête à Moscou.

Une enquête de police puis une enquête interne ont blanchi M. Varin des accusations de harcèlement sexuel. Il s’est vu cependant de nouveau remettre en garde pour le langage dont il a usé avec des collègues aussi bien féminins que masculins – ainsi qu’à sa consommation d’alcool – lors d’une fête de Noël l’année dernière, selon la fédération.

Un autre épisode frustrant pour certaines femmes employées s’est déroulé quelques années plus tôt. Après une soirée bien arrosée lors d’un séminaire d’encadrants à Clairefontaine, au moins deux cadres supérieurs brandissant une bouteille de champagne sont entrés dans la chambre d’une collègue, tard dans la nuit, sans qu’elle les y ait invités. La fédération assure n’avoir reçu aucune plainte au sujet de cet incident, dont les détails ont été fournis par trois personnes au fait des évènements de la soirée.

Mais des employées ont relaté au New York Times que l’usage d’expressions sexuellement suggestives par des hommes travaillant pour la fédération sont monnaie courante et qu’elles sont aussi la cible de commentaires sexistes sur leur apparence.

La FFF nie tout problème de la sorte, et souligne que 45% de ses employés sont des femmes.

Malgré tout, l’inquiétude croissante au sujet de la conduite du personnel de la fédération a entraîné des changements après l’incident de la Coupe du Monde en Russie. Certains membres du staff sont désormais interdits d’alcool aux fêtes organisées dans les propriétés de la fédération, et les employés doivent, depuis début 2020, suivre une formation contre le harcèlement. Mais le processus a été ralenti par l’épidémie de coronavirus; à ce stade seule la moitié des cadres supérieurs, a pu terminer cette formation.

Pendant ce temps, la communication entre les hauts dirigeants de la fédération s’est désagrégée. Alors que la FFF subit, comme d’autres organisations sportives, les lourdes conséquences financières de la pandémie, le conseil d’administration ne s’est pas réuni depuis quatre mois. Des factions se sont formées, soutenant ou désavouant Mme Hardouin, la directrice générale, et certains ont engagé des avocats en amont de potentielles négociations de départ.

Tout comme il y a un an, M. Le Graët tente aujourd’hui de rassurer les employés que ces problèmes sont surmontables. Mais les tensions atteignent désormais aussi les employés les plus jeunes. Un cadre parle d’une atmosphère de “zombie” au sein de l’organisation.



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